Fort de cette première expérience, ce collectif d’individus décide de développer de nouvelles initiatives et de s’organiser en association pour en faciliter la mise en œuvre.
C’est ainsi que naît le 3 janvier 2000 l’association Altern’active, dont le nom symbolise notre ambition collective et incarne nos motivations : participer à la vie de notre quartier, se sentir acteur de notre environnement, diversifier nos activités par la mise en place de projets ciblés et complémentaires. 2000-2001 : Les débuts d’Altern’active sont marqués par des actions ponctuelles, à vocation sportive avec l’organisation du tournoi « Jerôme Cunin », environnementale avec un week-end de dépollution suite au naufrage de l’Erika, et culturelle avec l’organisation de concerts de quartiers. Ces animations contribuent à la notoriété d’Altern’active. Elle accueille de nouveaux membres souhaitant s’appuyer sur l’association pour réaliser et partager leur projet. 2001-2002 : Altern’active élargit son cadre d’action, entre autre autour des percussions et de l’Afrique, en proposant, d’une part des cours de percussions pour enfants et adolescents et en s’engageant d’autre part dans un projet de création d’une maison des artistes au Mali. La rencontre avec l’association MDSL-Intervention lui permet d’investir leurs locaux pour sa domiciliation et la tenue de ses réunions. Deux projets de solidarité sont mis sur pieds, l’un au Mali et l’autre au Sénégal. Le premier* aboutit en décembre à la construction des fondations d’un centre d’expression artistique à Baguinéda, le deuxième, le projet « 300km contre le N’Diambogne »**, caravane d’événementiels sportifs permettant de lutter contre le paludisme et le sida, est lancé : une mission de préparation part reconnaître le terrain, financée grâce à l’organisation d’événements de collecte de fond. L’ensemble de ces orientations fait apparaître de nouveaux besoins et aboutit à la professionnalisation de l’association : Altern’active procède à la création d’un poste à temps plein pour développer et gérer cette activité en novembre 2001, grâce au dispositif Emploi-Jeunes Nouveaux Services. 2002-2003 : Les ateliers adultes se maintiennent, les prestations pour des structures d’animation se développent. Le projet « 300km contre le N’Diambogne », devenu projet phare de l’association, est réalisé en Août. Une caravane de 50 marcheurs parcourt la région de Fatick d’Est en Ouest. Le projet bénéficie d’un important impact médiatique (Journaux et Radios et Télévision) et du 2ème prix de l’Initiative Etudiante. 2003-2004, Les événements se multiplient et gagnent en qualité et en importance (deux soirées culturelles de collecte sur une péniche à Paris, deux journées de rencontres franco-sénégalaise : sport, jeux, musique, une animation pour notre sponsor IPSEN…). Les ateliers enfants prennent réellement leur envol, grâce à la mise en place de 2 ateliers réguliers dans des écoles parisiennes (Ateliers Bleus). Le projet « 300km contre le N’Diambogne » est reconduit avec la formation d’une nouvelle équipe de marcheurs, le soutien de nouveaux partenaires et un approfondissement des activités. 2004-2005, Les 300km en sont à leur 3ème édition et Altern’active organise toujours plus d’événements : elle réunit en janvier près de 400 personnes pour l’anniversaire de ses 5 ans, organise 2 concerts de soutien à la marche. En mars, elle lance un nouveau concept d’événements culturels et solidaires, « Les évadés du Bocal » qui réalise sa première édition sur le thème de la Salsa et du Latin Jazz. Au niveau des ateliers, Altern’active met en place un cours de Samba (percussions brésiliennes), par le biais duquel elle forme une Batucada (La Batucadonf’ qui) qui réalise ses premières interventions dès le printemps. Les ateliers enfants se multiplient : 4 ateliers dans les écoles parisiennes, 1 atelier dans un centre d’animation et 1 atelier dans un lycée professionnel. 2005-2006,Le projet "300km contre le N'Diambogne" prend fin et inspire un nouveau projet, "Le Sud en Marche(s)", caravanne événementielle et culturelle pour la promotion des échanges culturels et l'éducation au développement. Les percussion brésiliennes prennent de l'ampleur, avec 3 ateliers adultes de Batucada, et la Batucadonf' devient "Yolande Do Brazil", batucada d'intervention pour tout type d'animation de rue. |